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🏆Prix du roman Fnac 2014

Eden Bellwether est-il un génie ou un fou ? Dans quelle mesure manipule-t-il sa sœur, ses parents, ses amis ? De quoi est-il vraiment capable ? C’est le genre de question que l’on se pose tout au long de ce livre palpitant, effrayant d’intelligence et de réalisme. Dans un style simple et fluide, l’auteur nous entraine sur les dangereuses pentes de la folie, questionnant avec doigté les frontières entre la normalité et l’anormalité.

Eden Bellwether est persuadé du pouvoir de la musique, persuadé qu’elle peut guérir les maladies, réparer les fractures et ressusciter les morts. Pris dans son délire, il utilise tout son entourage, et plus particulièrement sa sœur, Iris, pour parvenir à ses fins. Oscar, follement épris de cette dernière, se retrouve malgré lui pris au piège entre son angoisse face aux perturbations mentales évidentes d’Eden et l’admiration qu’il suscite chez lui par son génie. Un roman haletant qui sait tenir son lecteur en éveil jusqu’à la chute, assez imprévisible. On en apprend aussi beaucoup sur la psychologie, sur les différents complexes dont peuvent souffrir nos semblables, sur la mort et la vieillesse, sur l’ambition et le poids de son héritage familial. De nombreux thèmes s’entrecroisent ici, en même temps qu’entrent en scène les différents personnages, tous opposés d’une manière ou d’une autre à leurs semblables.

Ça se dévore littéralement.


Résumé de l’éditeur :<<
mbridge, de nos jours. Au détour d’une allée de l’imposant campus, Oscar est irrésistiblement attiré par la puissance de l’orgue et des chants provenant d’une chapelle. Subjugué malgré lui, Oscar ne peut maîtriser un sentiment d’extase. Premier rouage de l’engrenage. Dans l’assemblée, une jeune femme attire son attention. Iris n’est autre que la sœur de l’organiste virtuose, Eden Bellwether, dont la passion exclusive pour la musique baroque s’accompagne d’étranges conceptions sur son usage hypnotique…

Bientôt intégré au petit groupe qui gravite autour d’Eden et Iris, mais de plus en plus perturbé par ce qui se trame dans la chapelle des Bellwether, Oscar en appelle à Herbert Crest, spécialiste incontesté des troubles de la personnalité. De manière inexorable, le célèbre professeur et l’étudiant manipulateur vont s’affronter dans une partie d’échecs en forme de duel, où chaque pièce avancée met en jeu l’équilibre mental de l’un et l’espérance de survie de l’autre.

L’auteur du Complexe d’Eden Bellwether manifeste un don de conteur machiavélique qui suspend longtemps en nous tout jugement au bénéfice d’une intrigue à rebonds tenue de main de maître.


Ma théorie est que l’espoir est une forme de folie. Une folie bénigne, certes, mais une folie tout de même. En tant que superstition irrationnelle, miroirs brisés et compagnie, l’espoir ne se fonde sur aucune espèce de logique, ce n’est qu’un optimisme débridé dont le seul fondement est la foi en des phénomènes qui échappent à notre contrôle.

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