A17787🏆Prix MĂ©dicis 2017

La fin justifie les moyens, comme on dit. C’est Ă  croire que Yannick Haenel a repris cette devise pour lui en Ă©crivant ce roman. AprĂšs avoir passĂ© la majeure partie de ses pages Ă  se demander oĂč tout cela pouvait bien mener, on est finalement agrĂ©ablement surpris par la fin, une belle leçon de vie.

Pour moi, l’histoire ici n’est finalement qu’un prĂ©texte. Tiens ferme ta couronne est avant tout une philosophie, une quĂȘte vers une vie diffĂ©rente, une recherche de l’humain, de ses nĂ©vroses et de ses envies. Un personnage sans nom, nous mĂšne au grĂ© d’aventures sans queue ni tĂȘte, on ne sait jamais si on finira par avoir le fin mot de l’histoire, quels qu’en soient les protagonistes.

MalgrĂ© quelques longueurs sur les scĂšnes d’Apocalyspe Now– que je vais m’empresser de visionner aprĂšs cette lecture – et un trop plein de citations littĂ©raires et cinĂ©matographiques en veux-tu en voilĂ , le ton gĂ©nĂ©ral du roman nous entraĂźne, nous intrigue, nous pousse Ă©galement Ă  la rĂ©flexion.

Merci à Masse Critique et aux Editions Gallimard pour cette découverte, inattendue et déroutante mais finalement plaisante !


 RĂ©sumĂ© de l’Ă©diteur :

Alors qu’aucun producteur n’est intĂ©ressĂ© par son scĂ©nario sur la vie de Herman Melville, le narrateur rencontre, Ă  New York, le cĂ©lĂšbre cinĂ©aste Michael Cimino, rĂ©alisateur du Voyage au bout de l’enfer et de La porte du paradis. S’ensuit une sĂ©rie d’aventures rocambolesques au cours desquelles il croise la route d’Isabelle Huppert, d’un dalmatien nommĂ© Sabbat et d’un voisin dĂ©moniaque.


« Finalement, me dit Pointel, j’ai toujours vĂ©cu dans une cage, et peut-ĂȘtre vivons-nous tous enfermĂ©s dans notre cage ; personne n’a rĂ©ellement envie d’en sortir, vivre dans une cage nous satisfait car nous n’avons ni courage ni imagination, dit-il, nous voulons que rien ne nous arrive et il ne nous arrive rien, en vĂ©ritĂ© nous ne vivons pas vraiment, nous passons notre temps Ă  observer un oeil et nous nous faisons croire que nous surveillons cet oeil, alors que non seulement c’est cet oeil qui nous surveille, mais qu’en plus cet oeil est celui d’un mort. VoilĂ , me dit Pointel, nous vivons sous le joug hallucinĂ© de l’oeil d’un mort »

Plus d’informations et de citations sur Babelio.