Le-cercle-Dave-Eggers-folio-Gallimard

Quand Mae Holland est embauchée par le Cercle, elle n’en revient pas. Installé sur un campus californien, ce fournisseur d’accès Internet relie les mails personnels, les réseaux sociaux, les achats des consommateurs et les transactions bancaires à un système d’exploitation universel, à l’origine d’une nouvelle ère hyper-numérique, prônant la civilité et la transparence. Alors que la jeune femme parcourt les open-spaces, les immenses cafétérias en verre, les dortoirs confortables pour ceux qui restent travailler le soir, la modernité des lieux et l’intense activité la ravissent. On fait la fête toute la nuit, des musiciens célèbres jouent sur la pelouse, des activités sportives, des clubs et des brunchs sont proposés, et il y a même un aquarium contenant des poissons rares rapportés par le P. -D. G. Mae n’en croit pas sa chance de travailler pour l’entreprise la plus influente qui soit – même si le campus l’absorbe entièrement, l’éloignant de plus en plus de ses proches, même si elle s’expose aux yeux du monde en participant au dernier projet du Cercle, d’une avancée technologique aussi considérable qu’inquiétante. Ce qui ressemble d’abord au portrait d’une femme ambitieuse et idéaliste devient rapidement un roman au suspense haletant, qui étudie les liens troubles entre mémoire et histoire, vie privée et addiction aux réseaux sociaux, et interroge les limites de la connaissance humaine.

Lâchez votre téléphone, arrêtez d’espionner la vie des autres sur Snapchat, arrêtez de regarder quelle a été la dernière destination de vacances de votre ex, cessez de vérifier si votre amie est connectée, en ce moment même sur Messenger. Plongez vous dans Le Cercle : vous verrez ces quelques actions quotidiennes très différemment.
Mae débarque au Cercle, émerveillée de ce monde merveilleux qui s’offre à elle, un savant mélange de Facebook et de Google, devenu indispensable à tous les individus de la planète. Elle s’immerge dans son nouveau travail, profite des évènements proposés, partage ses passions, se fait de nouveaux amis, s’installe même sur le campus… De son plein gré ? A travers une subtile manipulation exercée par Le Cercle et ceux qui le constituent, la vie de Mae se transforme, elle n’agit plus tout à fait de la même façon, elle ne sent pas sa liberté s’aliéner, elle est persuadée de n’agir que de son plein gré.

On assiste petit à petit à l’asservissement de cette jeune femme pleine de caractère, pour rentrer dans le moule du Cercle, dans ce monde monopolistique où la fin justifie les moyens. Le Cercle n’agit que dans l’intérêt de tous : permettre aux handicapés de profiter de nouvelles expériences grâce au partage constant des internautes, renforcer la sécurité dans tous les pays grâce à une surveillance 24/24, protéger les enfants d’enlèvements grâce à des traqueurs surpuissants, permettre à tous de s’exprimer politiquement en favorisant le vote sur la plateforme du Cercle… Toutes ces belles initiatives en faveur de la sécurité, de la démocratie, de l’égalité. Et la liberté qui passe à la trappe, sans que nul ne s’en soucie.
Le plus choquant reste probablement les étranges similitudes entre ce livre et notre monde d’aujourd’hui, où les réseaux sociaux sont désormais témoins des moindres secondes de notre existence. Cet étalage indécent pousse chacun à mettre en avant sa propre vie, ne serait-ce que pour se sentir à moitié au moins intéressant que les autres. Le Cercle n’est pas seulement un dystopie, ça semble même plutôt correspondre à notre avenir certain, dans le cas où on continuerait sur cette pente.


Résumé de l’éditeur :

Quand Mae Holland est embauchée par le Cercle, elle n’en revient pas. Installé sur un campus californien, ce fournisseur d’accès Internet relie les mails personnels, les réseaux sociaux, les achats des consommateurs et les transactions bancaires à un système d’exploitation universel, à l’origine d’une nouvelle ère hyper-numérique, prônant la civilité et la transparence. Alors que la jeune femme parcourt les open-spaces, les immenses cafétérias en verre, les dortoirs confortables pour ceux qui restent travailler le soir, la modernité des lieux et l’intense activité la ravissent. On fait la fête toute la nuit, des musiciens célèbres jouent sur la pelouse, des activités sportives, des clubs et des brunchs sont proposés, et il y a même un aquarium contenant des poissons rares rapportés par le P. -D. G. Mae n’en croit pas sa chance de travailler pour l’entreprise la plus influente qui soit – même si le campus l’absorbe entièrement, l’éloignant de plus en plus de ses proches, même si elle s’expose aux yeux du monde en participant au dernier projet du Cercle, d’une avancée technologique aussi considérable qu’inquiétante. Ce qui ressemble d’abord au portrait d’une femme ambitieuse et idéaliste devient rapidement un roman au suspense haletant, qui étudie les liens troubles entre mémoire et histoire, vie privée et addiction aux réseaux sociaux, et interroge les limites de la connaissance humaine.


– Tu sais ce que je pense, Mae ? J’ai l’impression que tu crois qu’il te suffit de rester assise à ton bureau, à envoyer des émotionnes, toute la journée pour vivre une vie fascinante. Tu commentes des choses, mais en attendant tu ne les fais pas. Tu regardes de photos du Népal, tu cliques sur un smiley, et tu crois que c’est comme si tu y étais allée. Enfin, qu’est ce qui se passerait si tu allais vraiment là-bas ? Tes putains de scores de merde s’effondreraient et ton niveau serait inacceptable ! Mae, tu te rends compte à quel point tu es devenue emmerdante ?

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