Le parfun - patrick süskind - Livre de Poche - classique - littérature - the unamed bookshelf
Que dire sur Le parfum? Ce livre m’a captivé certes, mais je n’arrive pas à dire que j’ai ‘aimé’, puisque je n’ai ressenti absolument aucun sentiment amical à l’égard de son personnage principal. L’histoire est formidablement bien écrite, convaincante jusqu’au bout, l’auteur parviendrait presque à nous faire sentir toutes ces odeurs qu’il évoque. C’est un récit fascinant, surprenant, mais pas plaisant. Grenouille est un personnage malsain, dès le début. Et bien sûr, ça ne fait qu’empirer avec les années et avec le déploiement de ses capacités. Certes, on se réjouit avec lui de ses réussites, notamment quand il réalise ses premiers parfums avec succès. Mais sa quête sans fin de senteurs m’a vraiment laissé une impression de malaise. Qu’on puisse autant dépendre d’un de ses sens au point de ne plus vivre, ne jamais aimer qui que ce soit, de ne jamais ressentir le moindre sentiment qui ne soit associé à ce sens, c’est impensable. Et pourtant, dans Le parfum, ça parait possible. Et on en vient à haïr ce personnage doué de dons si merveilleux et qui pourtant les utilise à mauvais escient. Créer le parfum qui permet de se faire aimer, il fallait l’imaginer.

Ce livre est juste fascinant, d’un réalité parfois crue mais tellement formidable qu’on y croit de toutes nos forces, même si le personnage principal es un être à part, totalement dénué de sens humain, et totalement focalisé sur son nez.


Résumé de l’éditeur :

L’histoire abominable et drolatique de Jean-Baptiste Grenouille a déjà fait rire et frémir, en quelques mois, des centaines de milliers de lecteurs allemands et italiens. La voilà, en somme, réimportée en France, puisque c’est ici qu’elle se passe, à Paris et en Provence, en plein XVIII siècle.

Ce vrai roman, ce roman d’aventures, est aussi un merveilleux conte philosophique à la Voltaire. Il y est d’ ailleurs beaucoup question d’essences…

« Car l’odeur était sœur de la respiration. Elle pénétrait dans les hommes en même temps que celle-ci ; ils ne pouvaient se défendre d’elle, s’ils voulaient vivre. Et l’odeur pénétrait en eux jusqu’à leur cœur et elle y décidait catégoriquement de l’inclinaison et du mépris, du dégoût, de l’amour et de la haine. Qui maîtriserait les odeurs maîtrisait le cœur des hommes. »


Notre langage ne vaut rien pour décrire le monde des odeurs.

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