Cape May Chip Cheek Editions Stock The Unamed BookshefQuelle drôle d’idée d’aller passer sa lune de miel à Cape May complètement en dehors de la saison touristique ! A peine arrivés, Henry et Effie comprennent qu’ils vont s’ennuyer ferme pendant les deux prochaines semaines, et même leur découverte timide du devoir conjugal ne suffira pas à meubler les journées interminables dans la station balnéaire. A moins qu’un groupe d’inconnus délurés ne vienne bousculer leur routine, et toutes leurs certitudes avec… Flashback dans les années 50, une époque révolue où les couples se formaient jeunes, le mariage d’abord, le sexe après – et les regrets ensuite. Enfermés dans leur petite ville provinciale, nos protagonistes sont des gens respectables, allant à l’église le dimanche, travaillant pour gagner leur vie, se jurant fidélité et amour pour le meilleur et pour le pire. Cape May leur fait découvrir un monde de luxure qu’ils s’auraient jamais imaginé, un éventail de plaisirs, un changement de paradigme. Loin de chez eux, ils s’autorisent tout, et n’en finissent plus de basculer dans un monde dont ils ne reviendront pas indemnes.

Ils sont jeunes, innocents, naïfs et surtout totalement incapables de rester seuls dans un endroit aussi vide, eux qui se retrouvent en tête-à-tête pour la première fois de leur vie. Ils on le profil parfait pour se faire entraîner par Clara et sa bande d’amis déjantés, pour qui la vie n’est qu’une fête sans fin, un éternel étourdissement sans conséquences. Quel choc pour le petit couple de puritains sudistes installé au bout de la rue ! Eux, encore puceaux quelques jours plus tôt, n’auraient jamais pu imaginer tant de folies, n’auraient jamais osé s’adonner ainsi aux plaisirs de la vie et de la chair. Mais que vaut la morale face à un désir brûlant, consumant tout sur son passage ? Chip Cheek interroge violemment le paradigme du couple monogame marié et fidèle, cette obligation morale d’associer plaisir et sentiments, et les conséquences que peuvent rencontrer les couples qui s’écartent de ce chemin tout tracé. Il examine la capacité d’un homme et d’une femme à oublier tous leurs serments pour plonger dans les bras délicieux de la tentation, il expose les ressorts psychologiques sous-jacents de l’adultère, un mélange de remords, d’euphorie et d’angoisse, et il enfonce une porte ouverte : un couple peut-il se reconstruire une fois l’irréparable commis ? 

Construit sur les mêmes ressorts que les thrillers psychologiques, Cape May est un excellent divertissement pour les longs mois d’été, l’occasion de s’évader un peu nous aussi avec Clara, Max et Alma, vers une vie légère et grisante, le temps de 350 pages.


Résumé de l’éditeur:

Septembre 1957.
Henry et Effie passent leur lune de miel à Cape May, dans le New Jersey. Hors saison, la petite station balnéaire n’offre guère de distractions – si ce n’est la découverte du plaisir –, et le jeune couple ne tarde pas à s’ennuyer. Leur rencontre avec un groupe de New-Yorkais riches et délurés va leur ouvrir les portes d’un monde insoupçonné. Cape May devient alors leur terrain de jeu : ils s’invitent dans des maisons vides, font de la voile, se saoulent au gin et marchent nus sous les étoiles… jusqu’à cette nuit où tout bascule.


Repu, décapé, se sentant jeune et beau, Henry descendit New Hampshire Avenue, et à l’angle de Philadelphia Avenue, prit la direction de la plage. De petits nuages gris filaient dans le ciel, et le soleil de midi brillait par intermittences. Un vrai vagabond. Sans domicile fixe pour l’instant. Comme Alma. Il n’était pas impossible qu’il la croise. Peut-être Max et Clara étaient-ils rentrés, et se serait-elle attardée à la plage. Et alors ? Rien. N’importe quoi. Il était au sommet d’une colline d’où il voyait son passé, son présent et tous les futurs possibles, chaque éventualité lui semblant tout aussi envisageable parce qu’il n’en avait encore choisi aucune. Il allait devoir se décider à un moment où à un autre, il le savait, mais pour l’instant, toutes restaient possibles, si présentes qu’il avait presque l’impression de pouvoir les toucher du doigt.

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