L’amour maternel est inconditionnel, paraît-il. Ou du moins, c’est ce que la société veut nous faire croire, à coups d’héroïnes-mères invincibles. Amélie Cordonnier questionne dans son dernier roman ce mythe de l’instinct maternel plus fort que tout, en le confrontant à la différence physique. Quand votre enfant ne vous ressemble pas, quand vous n’arrivez pas à assumer son apparence auprès de votre entourage, est-il si simple d’aimer ? Il n’y a pas à dire, c’est sacrément violent comme question. Amélie Cordonnier n’y va pas par le dos de la cuillère pour traiter de ce thème domestique, elle qui avait déjà surpris avec son premier livre sur les violences conjugales, Trancher. Elle a un sacré sens de la phrase, jouant sur les rimes, le rythme …