Par amour pour Jón Kalman Stefánsson, dont j’avais absolument adoré Asta, je suis allée au bout de cette lecture – et finalement, je dois dire que ce livre est comme le village qu’il décrit, il ne s’y passe pas grand chose, mais à la longue, on s’y sent bien. Ce récit n’est qu’une collection de fragments de vies épars, d’anecdotes de village racontées sur le ton de la plaisanterie et au mépris le plus strict de la chronologie. Amourettes, adultères, projets personnels, retrouvailles, disparitions et changements de vie : les vies ordinaires de ces villageois islandais regorgent finalement de rebondissements en tous genre, malgré le calme apparent du paysage environnant. Ce village n’a qu’une particularité, souligne l’auteur dès le chapitre introductif, il n’a ni…