Comme à son habitude, Diane Ducret surprend. Après nous avoir entraînés dans une Europe apocalyptique, elle change entièrement de registre ici, sans pour autant cesser de nous faire réfléchir. Sur les traces d’un jeune moine taoïste, elle nous emmène dans un voyage intérieur d’une grade richesse, questionnant notre rapport à nous-mêmes et notre rapport aux autres. S’embarquant à destination de l’Océan Atlantique, son personnage principal apprend à ses dépends à se laisser porter par les flots, à accepter le manque et à faire corps avec les éléments. C’est un conte philosophique touchant, vrai et indispensable en ces temps troublés. Dans ce nouveau texte, on retrouve la sagesse de l’autrice, déjà effleurée dans La meilleure façon de marcher est celle du flamand rose, cette capacité…