Aires est ce qu’il convient de qualifier d’OLNI ou « objet littéraire non-identifié ». C’est un roman sans intrigue linéaire, seulement une constellation de destins plus ou moins reliés les uns aux autres qui finissent par se heurter avec une grande violence dans les derniers chapitres. C’est aussi, et surtout, une sorte de thèse sociétale imagée, où l’auteur explore les tréfonds de l’individualisme humain dans l’espoir ténu d’éveiller la conscience de ses lecteurs sur les aberrations de notre société moderne. Publicités, pensées, anecdotes, conventions internationales, extraits de carnets et flash infos se mélangent pour nous donner le tournis et bousculer notre petit confort douillet. J’admets volontiers que j’ai eu des difficultés à entrer dans ce récit – au point même de le commencer, puis de l’abandonner…